2 juillet 2009 à 15h30
Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur l'accident du vol AF447 d'Air France disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris, exclut l'hypothèse d'une dislocation en vol de l'avion. Les recherches se poursuivent jusqu'au 10 juillet.
>Le dossier Vol AF 447 complet
>Le site du BEA
>Le rapport d'étape complet du BEA sur le crash du vol AF 447 (PDF - 11,5Mo)
Le BEA va prolonger jusqu'au 10 juillet ses recherches accoustiques des boîtes noires. L'examen des pièces récupérées "amène à faire le constat suivant: l'avion n'a pas été détruit en vol", a dit le responsable de l'enquête Alain Bouillard.
"L'avion paraît avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol, avec une forte accélération verticale", a-t-il ajouté. Depuis le 6 juin, 640 éléments de l'avion, un Airbus A330, ont été retrouvés, dont la dérive, le 7 juin.
"Les éléments identifiés proviennent de l'ensemble des zones de l'avion", ont précisé les enquêteurs. Selon eux, l'examen de plusieurs éléments récupérés montrent qu'ils ont subi une forte accélération verticale, qui pourrait être la conséquence de l'impact de la surface de l'eau avec l'appareil.
Ainsi, dans le galey --meuble où sont rangés les plateaux repas--, toutes les étagères sont descendues au fond, ce qui laisse à penser qu'il a subi une accélération verticale. Un morceau de plancher retrouvé est déformé du bas vers le haut, impliquant que l'avion ait heurté la surface de l'eau.
Le fait que la dérive soit toujours fixée à la structure de l'avion et qu'elle ait été retrouvée au milieu des autres débris confirmerait qu'elle n'a pas cassé en vol. Aucun gilet de sauvetage gonflé n'a été retrouvé. "L'absence de gilets de sauvetage gonflés montre que visiblement les passagers n'étaient pas préparés à un amerrissage", a dit M. Bouillard.
"Nous n'avons toujours pas les résultats des autopsies", ont dit les enquêteurs du BEA , qui ne connaissent pas, non plus, la date à laquelle les résultats seront transmis.
Un porte-parole du secrétariat à la Sécurité publique à Recife (nord-est du Brésil), où sont réalisées les autopsies précise que les autorités locales n'ont pas été informées de l'envoi par le BEA d'un expert pour participer aux autopsies. Rappelons que quatre médecins légistes ont été dépéchés par la justice française.
Le BEA estime que les sondes Pitot sont "un élément, mais pas la cause" de l'accident.
Les sondes sont le premier maillon de la chaîne anémométrique.
Les sondes sont quelque chose qui est fortement soupçonné dans les incohérences de vitesse, c'est "un des facteurs mais ce n'est pas le seul", et "c'est un élément mais ce n'est pas la cause".
Mises en cause par deux syndicats de pilotes peu après l'accident, les sondes sont depuis remplacées.
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