23 juin 2009 à 12h10
Le bureau d'enquête et d'analyse (BEA) dément les informations parues sur le site du monde.fr ce matin. Selon une porte-parole de l'institut chargé d'éclaircir les causes du crash du vol AF 447 d'Air France disparu en mer le lundi 1er juin au matin, les boîtes noires de l'appareil n'auraient pas encore été repérées. "Les équipes de recherche vérifient tous les bruits" qui sont captés, ajoute-t-elle. Le capitaine du Pourquoi pas, le navire d'Ifremer actuellement sur place, dément également l'information du Monde. Tout comme le ministre de la défense, Hervé Morin.
Le BEA promet de communiquer dès qu'il aura "une information précise" mais dément aujourd'hui celle parue ce matin sur le site internet du journal Le Monde. "Ce n'est pas la première fois qu'on entend des bruits. Tous ces bruits, on va les vérifier. Les travaux de recherche continuent", indique le BEA avant de préciser : "Repérer les boîtes noires signifie les localiser".
Le capitaine du Pourquoi pas dément également
Même son de cloche du côté de Philippe Guillemet. Le capitaine du Pourquoi pas, interrogé ce matin sur Europe 1, rappelle que "des signaux, on en repère presque tous les jours. Après, il faut que ce soit analysé". Et évoquant l'article du monde.fr : "C'est une fausse information". Le ministre de la Défense Hervé Morin, quant à lui, confirme que "des signaux acoustiques ont été perçus le 20 juin par le sous-marin Emeraude". "Ce matin nous avons tous eu un espoir. C'était malheureusement une fausse nouvelle", ajoute-t-il.
Le Nautile aurait plongé hier
Selon le quotidien national, les boîtes noires du vol Rio-Paris AF 447 d'Air France qui s'est écrasé le 1er juin avec 228 passagers à son bord auraient été repérées dans une zone qui peut atteindre 5.000 mètres de fond par le sous-marin de la marine française. Toujours selon Le Monde, le Nautile d'Ifremer a plongé hier pour tenter de capter plus précisément le signal faible des boîtes noires localisées dans une zone très escarpée. Les boîtes noires disposent encore de huit jours d'autonomie.
Les recherches se poursuivent
Les quatre bâtiments déployés par les autorités françaises poursuivent donc les recherches. Ces moyens assurent la couverture d'une zone "la plus large possible" combinée à "une recherche plus précise lorsqu'on a une alerte, qu'on perçoit un son (qui) pourrait être émis par une boîte noire ou qui ressemble" à celui d'une boîte noire, précise Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées françaises, en notant que ce cas de figure "est arrivé plusieurs fois".
A lire également
> Notre dossier AF 447 complet
> Vol AF 447. L'avion se serait disloqué
> Vol AF 447. La cartographie du drame
> Les passagers du vol AF 447
>L'interview du capitaine du Pourquoi pas sur Europe 1
© Copyright Le Télégramme 2009